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Liste des notions

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Eléments pour comprendre la structuration, la finalité et l’utilisation possible des définitions

La conception et la structure donnée aux définitions ici fournies (voir le mode d'emploi) est inspirée des travaux en didactique de Britt-Mari Barth (elle-même se basant sur les travaux de Jérôme Bruner) exposés dans deux de ses ouvrages :

  • L’apprentissage de l’abstraction. Retz, 1990
  • Le savoir en construction. Retz, 1993

Pour qu’une "notion" (Barth parle de "concept") puisse être travaillée et construite à différents niveaux par les élèves, Barth la décompose en trois éléments :

  • une étiquette : le mot qui désigne la notion (Document, Information, Source, etc.)
  • des attributs : les caractéristiques de la notion qui permettent de l’identifier
  • des exemples et des contre-exemples qui permettent à l’élève, par comparaison et par opposition, de construire la notion.

Les exemples et contre-exemples servent de base à la séquence pédagogique. Leur manipulation, leur observation et leur comparaison permettent de dégager un certain nombre d’attributs à partir desquels une définition pourra émerger et être construite par les élèves.

La logique définitionnelle peut se schématiser ainsi :

Exemples + contre-exemples --> attributs --> définition

Cette structuration de la notion permet de construire, avec les élèves, une « définition pour comprendre ». La définition n’est pas un point de départ, elle est un but à atteindre.

Présentation des notions

Dans la présentation des notions, il y a en premier les caractéristiques de la notion (ou attributs), avec deux niveaux, débutant et avancé. Ces caractéristiques sont suivies parfois de caractéristiques complémentaires qui permettent d’approfondir des notions souvent très complexes.

Vient ensuite la définition. Ce n'est pas une définition de dictionnaire. Ce n’est pas non plus une définition savante ou scientifique.

Sont donnés ensuite une liste d’exemples et de contre-exemples. Cette liste est bien sûr indicative et surtout pas exhaustive ! Ils sont très importants dans la mesure où ils concrétisent les « objets » désignés par la notion et permettent l’entrée dans l’abstraction.

Nature de la définition proposée

La définition donnée n’est pas une définition de dictionnaire. Ce n’est pas non plus une définition savante ou scientifique.

Elle est le fruit du processus de la transposition didactique (cf. Yves Chevallard) qui, à partir des différentes définitions expertes que nous avons pu recueillir et que nous donnons en références, transpose un savoir de son contexte d'origine (scientifique, pratique, professionnel...) au contexte scolaire, en lui faisant subir diverses transformations qui vont en faire un « savoir à enseigner ». L’écart entre les deux peut paraître grand, mais les notions traitées ici le sont dans un contexte d’apprentissage scolaire, elles ont pour objectif de donner aux élèves, en fonction de leur âge et de leur niveau, des clés de compréhension des objets abordés leur permettant ainsi de construire des connaissances sur ces objets.

Niveau de formulation

Tout apprentissage ne peut se concevoir que dans une perspective de progressivité et d’approfondissement. Une même notion sera ainsi abordée à des niveaux différents tout au long du cursus des élèves. Elle donnera lieu, à chaque stade, à un niveau de formulation différent et de plus en plus complexe.

Niveau de formulation débutant

Le niveau de formulation débutant correspond à un niveau initial, pour aborder la notion en collège, sur un niveau différent selon la complexité de la notion et le contexte didactique.

Par exemple pour une première approche de la notion de Document, on peut se limiter à deux caractéristiques essentielles : un « support matériel » et un « contenu informationnel ». Ce qui permet d’aboutir à la formulation suivante : « Un document est un support matériel qui contient des informations. »

Niveau de formulation avancé

Le niveau de formulation avancé correspond à un niveau maximal atteignable en classe de Terminale, voire en cycle universitaire. Elle intègre l’ensemble des caractéristiques ou attributs. Il va de soi qu’elle ne peut être abordée à ce degré de complexité pour les autres niveaux.

Un autre niveau de formulation pourra y ajouter la caractéristique « intention de communication », aboutissant à une formulation qui serait : « Un document est un support sur lequel sont inscrites des informations dans le but d’être communiquées. ». Et ainsi de suite…

De même certaines caractéristiques peuvent être utilisés pour distinguer une notion d’une autre. Par exemple, toujours pour la notion de Document, la caractéristique « est référençable » permet de le distinguer de la notion de Support.

Vers une approche par réseaux conceptuels

L’ensemble des notions essentielles regroupées autour d’une notion organisatrice, ainsi que les notions associées, permettent une première approche par réseaux conceptuels ou notionnels. Une notion ne se construit jamais toute seule mais en liaison avec d’autres qu’elle intègre ou qui l’englobe, auxquelles elle s’associe ou s’oppose, dont elle se distingue ou dont elle se compose.

A ce titre, les caractéristiques dégagées sont dans la plupart des cas elles-mêmes des notions. Pour reprendre l’exemple de Document, nous retrouvons dans la liste de ses attributs des notions telles que Support, Information, Structuration de l’information, Codage…

C’est là une autre entrée possible qui peut faciliter l’élaboration de séquences pédagogiques.

Les définitions des 7 notions organisatrices ont été longuement débattues par Alexandre Serres et Ivana Ballarini. Elles font l’objet d’une formulation synthétique assortie de compléments de définition.

Concernant les caractéristiques, leur formulation est à uniformiser, elle est donnée :

  • tantôt sous forme de notion : ‘Besoin d’information’, ‘Information’, ‘Espace informationnel’, par exemple pour Recherche d’information.
  • tantôt sous forme de proposition : ‘Utilise un support’, ‘Contient des informations’, ‘Propose une structure organisationnelle’, ‘Est issu d’une intention de communication’, pour Document. Cette présentation se rapproche plus du modèle fourni par B.-M. Barth et a l’avantage de mieux préciser l’attribut dans sa relation à la notion traitée.

Les exemples et contre-exemples sont les plus difficiles à trouver et à formuler. Rappelons que ces derniers permettent de concrétiser la notion en la ramenant à des objets facilement, voire concrètement perceptibles. Exercice éminemment périlleux et difficile quand on aborde des notions très théoriques. Les exemples fournis par Barth sont extrêmement précis et détaillés.

Le choix des contre-exemples reste très délicat, ils doivent faire émerger, par la confrontation avec les exemples, ce que l’objet de connaissance désigné par la notion n’est pas. Pour cela ils doivent être suffisamment proches des exemples pour faire naître un certain conflit cognitif et une interrogation sur la présence ou pas des attributs qui caractérisent la notion cible.

Ivana Ballarini

Présentation mise à jour le 27/11/2013

Une infographie récapitulative

Infographie pour présenter la méthodologie de formulation